Mary Oliver – Les oies sauvages

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Nul besoin d’être bon
Nul besoin de marcher sur les genoux
Sur une centaine de kilomètres à travers le désert, repentant.
Il te suffit, simplement, de laisser le doux animal qui est en toi
Aimer ce qu’il aime.
Raconte-moi le désespoir–ton désespoir–
et, moi, je te raconterai le mien.
Entre temps, le monde poursuit son cours
Entre temps, le soleil et la pluie,

en petits cailloux transparents,
balayent les paysages,
au-dessus des prairies et des arbres profonds
des montagnes et des rivières.
Entre temps, les oies sauvages, là-haut dans le ciel bleu et pur,
rentrent de nouveau au pays.
Qui que tu sois, et aussi esseulé que tu puisses être,
Le monde s’offre à ton imagination
Il t’interpelle comme la voix rauque

et animée des oies sauvages
clamant encore et encore ta place
au sein de la famille des choses.

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Mary Oliver

(Merci Patricia Genoud)

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