Daigu Ryökan

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Je connais beaucoup d’hommes en ce monde
Qui sont avides de ceci ou cela
Ils sont comme des vers à soie aveugles,
Emprisonnés dans leurs cocons.
Tout à leurs désirs insatiables
pour cet univers mondain,
Ils perdent leur liberté
et détruisent leur cœur et leur corps.
Années après années,
leur bonté innée perd sa force
Et plus le temps passe
plus ils s’enracinent dans leur folie.
En un instant
ils brisent leur voyage vers l’éternité.
 
Daigu Ryökan
 
 

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3 réponses à “Daigu Ryökan

  1. Ce poème est pure méditation qui implique une action immédiate. Un écrit-miroir par excellence. Une papillote qui sait délivrer son nectar. Il n’est pas qu’esthétique : il est engagement. L’Eternité, ici et maintenant…
    Merci Daigu Ryökan.

    • J’habite une forêt profonde
      Les glycines poussent chaque année un peu plus
      Nulle préoccupation mondaine ne m’atteint
      Parfois un bûcheron chante
      Je recouds ma robe de moine au soleil
      Je lis des poèmes à la lumière de la lune
      Je voudrais dire aux hommes
      Que pour être heureux peu de choses sont nécessaires.

      Ryōkan Taigu (ou Daigu) (大愚 良寛, Taigu Ryōkan?, 1758-1831)

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