Archives de Catégorie: C comme

Charles Genoud – Retraite

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Retraite de ville avec Charles Genoud du samedi 6 février 2016 (9hr) au dimanche 7 février 2016 (17hr)  au  Forum 104à Paris
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Tous les renseignements ICI  
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Ou là….. 
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Sagesse et compassion – Charlotte Joko Beck

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     La sagesse et la compassion sont deux des qualités innées de l’esprit qu’il convient de développer pour pleinement réaliser son potentiel d’éveil. Le bouddhisme met l’accent sur l’absolue nécessité de les développer conjointement, sous peine de déséquilibre et d’erreur : on a besoin de la sagesse pour comprendre la réalité relative du monde qui nous entoure et la nature ultime de toute chose. Mais cette qualité d’intelligence risquerait de devenir sèche et purement intellectuelle, désincarnée, si elle n’était pas constamment arrosée par les eaux de la compassion qui donne à la connaissance sa dimension humaine et chaleureuse. À l’inverse, la compassion a besoin de la lucidité et du recul de la sagesse pour éviter de devenir un amour aveugle ou de tomber dans la sensiblerie et l’inefficacité. Ces deux qualités se complètent donc et sont aussi inséparables que les ailes d’un oiseau, ou que les yeux (sagesse) et les jambes (compassion) d’un voyageur.
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Charlotte Joka beck
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La parabole de Mushin – Charlotte Joko Beck

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    Il y avait une fois un jeune homme qui  s’appelait Joe et qui habitait la ville de Bonne-Espérance. Comme Joe se passionnait pour l’étude du dharma*, il avait pris un nom bouddhiste et se faisait appeler Mushin.
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    À part cela, Joe vivait comme tout le monde : il allait travailler tous les jours et il avait une charmante épouse. Cependant, malgré tout l’intérêt que Joe professait pour le dharma, il faut reconnaitre que c’était plutôt un macho, un type assez amer, un m’as-t-vu qui croyait tout savoir. Il finit même par se rendre tellement insupportable au travail qu’un beau jour, son patron le renvoya en lui déclarant qu’il en avait assez. Et voilà notre Joe, chômeur, qui rentre à la maison où il découvre une lettre de sa femme : « J’en ai assez, Joe. Je te quitte. » Et Joe se retrouve tout seul chez lui, en tête à tête avec lui-même.
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    Cependant, notre Joe, alias Mushin, n’étant pas du tout du genre à baisser les bras facilement, ne se démonta pas et jura que, s’il n’avait pas su garder sa femme et son boulot, il réussirait néanmoins à trouver la seule chose qui compte vraiment dans la vie : l’éveil. Et le voilà qui court jusqu’à la librairie la plus proche et qui passe au peigne fin toutes les dernières parutions traitant des moyens d’atteindre l’éveil. Et là, il trouve un livre qui lui parait plus intéressant que les autres, intitulé : Comment sauter dans le train de l’éveil. Joe achète aussitôt le livre et l’étudie à fond, après quoi il rentre chez lui, il liquide son appartement, il met toutes ses affaires dans un sac à dos et part pour la gare qui se trouve à la lisière de la ville. Il a en effet lu dans son livre qu’en suivant bien toutes indications, il trouverait le fameux train et saurait comment s’y prendre pour monter dedans. « Formidable », s’est-il dit.
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    Voilà donc Joe qui arrive à la gare – désaffectée –, qui relit soigneusement son livre et qui apprend par cœur toutes les indications et recommandations diverses. Et puis il s’installe pour attendre. Et il attend : deux jours, trois jours, quatre jours – il attend le grand train de l’éveil, car le livre a bien dit qu’il ne pouvait manquer de venir; et Mushin fait toute confiance à son livre. Enfin, le quatrième jour, il entend un grand bruit, dans le lointain, et le bruit se rapproche de plus en plus. Sachant que ce doit être le fameux train qui arrive, Mushin se prépare. Il est là, si excité de voir le train qui entre en gare; c’est vraiment  incroyable! Et puis, soudain, vroom… même pas le temps de dire ouf, et le grand bolide métallique est déjà passé. Parti, envolé. Alors que faire, maintenant? Ce train existe bel et bien, il l’a vu. Mais il n’a pas pu y monter. Alors il se replonge dans son bouquin et se remet à l’étudier d’arrache-pied. Mais, chaque fois que le train arrive, c’est toujours le même scénario…
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    Le temps passant, d’autres gens s’étaient rendus à la librairie et avaient acheté le même livre que Mushin. Joe les vit bientôt débarquer à la gare; il y en eut d’abord quatre ou cinq, puis une
vingtaine, puis une trentaine, venus eux aussi pour attendre le fameux train. La température montait, les gens étaient très excités : la Solution était là, enfin, à portée de main. Et bien que personne n’ait réussi à y monter, les gens gardaient quand même l’espoir que quelqu’un finirait bien par y parvenir, un jour, et que cela inspirerait les autres à en faire de même. Ainsi, le groupe grossit-il de jour en jour; l’espoir et l’enthousiasme étaient à leur comble.
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    Quelque temps plus tard, Mushin se rendit compte que certains avaient amené leurs enfants avec eux et, les parents étaient tellement absorbés par l’attente du train qu’ils ne s’occupaient pas du tout de leur progéniture. Les gosses, qui essayaient bien d’attirer l’attention de leur père ou de leur mère, se voyaient rabroués sans ménagement : « Fiche nous la paix, va donc jouer! » Ces petits étaient vraiment sérieusement négligés; et comme Mushin n’était pas vraiment un si mauvais bougre, au fond, il se dit qu’il ne pouvait pas laisser ces gosses comme ça, même s’il préférait continuer à guetter le train comme tout le monde. Alors il entreprit de s’occuper un peu d’eux; il sortit de son sac à dos ses provisions de fruits secs et de chocolat, et les distribua aux gamins et aux gamines, dont certains étaient véritablement affamés. Si les parents ne semblaient pas avoir le temps de sentir leur faim, les gosses, eux, avaient l’estomac dans les talons – sans parler de leurs genoux écorchés! Mushin leur fit des pansements avec du sparadrap trouvé dans son sac, et il se mit à leur lire des histoires dans leurs petits livres.
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    Certes, il allait bien toujours guetter l’arrivée du train de temps en temps, mais les gosses ne tardèrent pas à devenir sa préoccupation numéro un. D’ailleurs, il y en avait de plus en plus, et même toute une bande d’adolescents, au bout de quelque mois. Et comme les ados ont de l’énergie à revendre et qu’elle tourne mal si elle reste inoccupée, Mushin les prit par la main et organisa une équipe de baseball qu’il faisait jouer derrière la gare. Il les mit aussi au jardinage, histoire de les occuper utilement, et encouragea même les plus sages d’entre eux à le seconder dans ses tâches d’organisation. En un rien de temps, il s’était effectivement retrouvé à la tête d’une énorme somme d’activités, si bien qu’il avait de moins en moins le temps d’aller guetter le train. Ce qui le faisait d’ailleurs frémir de rage et verdir d’amertume : l’important se passait là-bas, à guetter le train – ce que faisaient du reste les adultes – mais il fallait que ce soit lui qui se retrouve coincé là, avec les gosses! Il continuait malgré tout à s’occuper d’eux sans relâche, puisqu’il savait qu’il fallait bien le faire.
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    Au fil des mois puis des années, des centaines, puis de milliers de gens affluèrent à la gare pour venir attendre le train avec armes et bagages, enfants et famille élargie. Mushin ne savait plus où donner de la tête avec toute cette marmaille; il dut même entreprendre d’agrandir la gare. Il dut prévoir de nouveaux locaux pour faire coucher les gens, et finit même par construire une poste et des écoles… Mushin était débordé; il travaillait du matin au soir, il n’avait plus un instant à lui. Et cependant, il restait tenaillé par la colère et le ressentiment. « Tout ce qui m’intéresse, c’est l’éveil, vous savez. Pourtant, tout le monde est là à guetter le train, et pendant ce temps-là, qu’est-ce que je fais, moi? » Mais il persévérait malgré tout…
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    Un beau jour, il se souvint qu’il devait encore avoir un petit livre dans son sac que, par hasard, il n’avait pas jeté avec les autres, en vidant son appartement. Il tira des profondeurs du sac à dos un petit opuscule qui s’intitulait : Comment faire zazen. Encore de nouvelles instructions à étudier, se dit Joe, mais constatant que celles-ci n’avaient pas l’air trop compliquées, il entreprit de les apprendre et se mit à faire zazen tous les matins, assis sur son petit coussin, avant que tout le monde ne se réveille. Au bout d’un certain temps, il constata qu’il arrivait à mieux supporter le poids de toutes les responsabilités épuisantes qu’il avait été amené à prendre sans vraiment le vouloir. Et il se dit qu’il y avait peut-être un rapport entre le zazen et ce sentiment de paix et de tranquillité qu’il commençait à éprouver. Certains autres aspirants-voyageurs, un peu découragés d’attendre un train dans lequel ils n’arrivaient jamais à monter, prirent l’habitude de se joindre à Mushin. Si bien qu’il y eut bientôt tout un groupe de gens qui faisaient zazen tous les matins, tandis que, parallèlement,
les candidats au voyage ferroviaire continuaient à affluer et à guetter le fameux train. Tant et si bien qu’il fallut établir une seconde colonie, un peu plus loin, le long de la voie ferrée. Et comme ce nouveau groupe rencontrait les mêmes problèmes qu’avaient connus ceux de la première gare, quelques anciens pionniers allaient de temps en temps prêter main-forte aux nouveaux et Les conseiller. Par la suite, il y eut même une troisième colonie… la tâche était infinie.
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    Ils n’arrêtaient plus, du matin au soir : il fallait donner à manger aux enfants, organiser de la menuiserie, faire marcher le bureau de poste, organiser la nouvelle clinique – bref, tout ce qui est nécessaire à la survie et au bon fonctionnement d’une société humaine. Pendant ce temps-là, on ne s’occupait plus du train qu’on entendait encore passer de temps en temps, et s’il y avait bien toujours un peu de jalousie et d’amertume dans les cœurs, elles n’étaient plus aussi virulentes qu’avant – moins solides. Pour Mushin, le vrai virage eut lieu le jour où il essaya d’organiser ce que son petit livre appelait une sesshin*. Il emmena les gens de son propre groupe dans un coin de la gare et ils s’installèrent un peu
à l’écart du va-et-vient quotidien pour faire zazen intensivement, pendant quatre ou cinq jours d’affilée. Ils entendaient bien passer le train de temps en temps, dans le lointain, mais ils l’ignoraient et se contentaient de rester assis sur leurs coussins. Par la suite, ils firent aussi connaître cette pratique aux gens des nouvelles gares installées le long de la voie ferrée.
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    Les années passaient, Mushin avait maintenant la cinquantaine bien sonnée, et ça se voyait : il avait l’air d’un homme fatigué et il commençait à se voûter sous le poids de tant d’années de labeur et d’efforts incessants. En revanche, les soucis, les angoisses et les interrogations d’antan s’étaient envolés depuis longtemps. Il y avait longtemps qu’il ne se posait plus les grandes questions philosophiques qui l’avaient hanté, jadis : « Est-ce que j’existe vraiment? La vie est-elle un rêve ou une réalité? » Il était tellement pris par son travail et son zazen que tout le reste avait fini par passer à l’arrière-plan et s’estomper, même les grandes questions métaphysiques, et même l’amertume et la colère; seules comptaient les réalités de chaque jour. Mushin n’avait plus rien
à faire qu’à accomplir ses tâches quotidiennes, en fonction des nécessités du moment. Mais il n’avait plus du tout le sentiment d’y être obligé; il faisait ce qu’il y avait à faire – tout simplement.
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    Les gares étaient devenues des endroits très peuplés où vivaient des quantités de gens – qui travaillant et élevant ses enfants, qui se contentant juste d’attendre le train. Certains candidats au voyage ferroviaire finissaient par s’intégrer eux aussi à la vie de la gare, tandis que de nouveaux arrivants leur succédaient à la vigile. Mushin, qui avait fini par se prendre d’affection pour toute cette humanité à l’affût du train, consacrait tout son temps et toutes ses forces à les aider et à les soutenir de son mieux. Les ans passèrent ainsi, tandis que Mushin se faisait de plus en plus vieux et fatigué. À présent, il ne se posait plus la moindre question; il  n’y avait plus que Mushin et sa vie – enfin dans la plénitude de sa plus simple expression –, et Mushin faisait exactement ce que la vie exigeait de lui, à chaque instant.
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    Un soir – allez savoir pourquoi –, Mushin se dit : « Ce soir, je vais faire zazen toute la nuit. Pourquoi, je n’en sais rien mais j’en ai envie… » Il y avait déjà belle lurette que Mushin ne cherchait plus monts et merveilles en faisant zazen; c’était devenu un acte très simple pour lui. Il restait assis, tranquillement, sans rien faire
si ce n’est s’ouvrir à tout ce qu’il sentait en lui et autour de lui. Ce
soir-là, il s’assit donc; il entendait le bruit des voitures qui traversaient la nuit, il sentait la fraîcheur de la brise nocturne, les mouvements subtils qui animaient son corps. Et il resta comme ça tout la nuit. Tout à coup, à l’aube, il entendit le vrombissement du grand train qui se rapprochait de plus en plus. Le train ralentit, ralentit encore, pour s’arrêter pile, devant lui. Et c’est alors que Mushin comprit : il avait toujours été dans le train, depuis le début; il était lui-même ce train. Il n’y avait pas de train à prendre, rien à accomplir, nulle part où aller. Il y avait simplement la vie, dans sa plénitude. Toutes les vieilles questions – qui n’en étaient pas vraiment – trouvèrent spontanément une réponse. Le train s’évanouit comme un mirage, sous le regard paisible du vieux
petit bonhomme, tranquillement assis sur son coussin dans la lumière naissante du petit matin.
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    Mushin s’étira et se leva. Il partit faire du café pour tous ceux qui ne tarderaient pas à arriver pour travailler. Une dernière image de Mushin : il est dans l’atelier de menuiserie avec quelques-uns des plus grands garçons, en train de fabriquer des balançoires pour le terrain de jeux des gosses. Voilà donc l’histoire de Mushin. Que croyez-vous qu’il ait trouvé? Je vous laisse juges…
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Charlotte Joko Beck   –  Soyez zen, en donnant un sens à chaque acte et à chaque instant

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* Dharma – dans le contexte du bouddhisme contemporain en Occident, le mot
est souvent utilisé dans le sens de mode de vie, manière d’être – conformes aux
principes du bouddhisme

* Sesshin : ce terme signifie « entrer en contact avec l’esprit ». Il
désigne une retraite de méditation intensive qui peut durer de deux à sept
jours, voire plusieurs semaines ou plusieurs mois.

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Chacun sa chimère – Charles Baudelaire

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Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrais plusieurs hommes qui marchaient courbés.
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Chacun d’eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu’un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d’un fantassin romain.
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Mais la monstrueuse bête n’était pas un poids inerte ; au contraire, elle enveloppait et opprimait l’homme de ses muscles élastiques et puissants ; elle s’agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture ; et sa tête fabuleuse surmontait le front de l’homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l’ennemi.
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Je questionnais l’un de ces hommes, et je lui demandais  où ils allaient ainsi. Il me répondit qu’il n’en savait rien, ni lui, ni les autres ; mais qu’évidemment ils allaient quelque part, puisqu’ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.
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Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n’avait l’air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos ; on eût dit qu’il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d’aucun désespoir ; sous la coupole spleenétique du ciel, les pieds plongés dans la poussière d’un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.
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Et le cortège passa à côté de moi et s’enfonça dans l’atmosphère de l’horizon, à l’endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.
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Et pendant quelques instants je m’obstinais à vouloir comprendre ce mystère ; mais bientôt l’irrésistible Indifférence s’abattit sur moi, et j’en fus plus lourdement accablé qu’ils ne l’étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.
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Charles Baudelaire – Petits poèmes en prose, 1869
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Charles Baudelaire

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Je suis la plaie et le couteau !
Je suis le soufflet et la joue !
Je suis les membres et la roue,
Et la victime et le bourreau !

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Charles Baudelaire

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Christian Bobin

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Ramesh S. Balsekar – La compassion

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La compassion est la forme la plus élevée de l’amour.
C’est une transformation de vos énergies.
La passion est désir. La compassion est absence de désir.
La passion est avidité, la compassion est partage.

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Vous ne pouvez pas la cultiver.
Quand vous êtes sans désir, la compassion se déploie.
Elle n’est pas motivée, elle n’a pas de but.
Ce n’est pas une discipline.
C’est juste une énergie qui déborde.

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Elle inclut tout.
Si vous ne vous aimez pas vous même,
vous ne pourrez jamais aimer quelqu’un d’autre.
On doit d’abord éprouver de la compassion pour soi.

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La méditation est une fleur et la compassion est son parfum.
C’est une célébration, une danse d’accomplissement.
Plus rien à atteindre, nulle part où aller, plus rien à faire.
Vous êtes tellement comblé que vous pouvez partager.

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La fleur s’épanouit et la fragrance se répand dans le vent.
Non dirigée, non adressée,
elle se déploie jusqu’aux confins de l’existence.
La compassion est la floraison ultime de la conscience.

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Ramesh S. Balsekar

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Le bonheur – Charles Eugène Plourde

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Si tu ne trouves pas le bonheur,
c’est peut-être que tu le cherches ailleurs…
Ailleurs que dans tes souliers.
Ailleurs que dans ton foyer.

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Selon toi, les autres sont plus heureux.
Mais, toi, tu ne vis pas chez eux.
Tu oublies que chacun a ses tracas.
Tu n’aimerais sûrement pas mieux leur cas.

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Comment peux-tu aimer la vie
si ton cœur est plein d’envie,
si tu ne t’aimes pas,
si tu ne t’acceptes pas?

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Le plus grand obstacle au bonheur, sans doute,
c’est de rêver d’un bonheur trop grand.
Sache cueillir le bonheur au compte-gouttes:
ce sont de toutes petites qui font les océans.

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Ne cherche pas le bonheur dans tes souvenirs.
Ne le cherche pas non plus dans l’avenir.
Cherche le bonheur dans le présent.
C’est là et là seulement qu’il t’attend.

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.Le bonheur, ce n’est pas un objet
que tu peux trouver quelque part hors de toi.
Le bonheur, ce n’est qu’un projet
qui part de toi et se réalise en toi.

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Il n’existe pas de marchands de bonheur.
Il n’existe pas de machines à bonheur.
Il existe des gens qui croient au bonheur.
Ce sont ces gens qui font eux-mêmes leur bonheur.

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.Si, dans ton miroir, ta figure te déplaît,
à quoi te sert de briser ton reflet?
Ce n’est pas ton miroir qu’il faut casser.
C’est toi qu’il faut changer!

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Charles Eugène Plourde

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Comment passer des illusions à la réalité – Charles Genoud

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Entretien sur la manière de percevoir le monde avec Charles GENOUD qui pratique et enseigne le bouddhisme. Il évoque les moyens, notamment la méditation, à mettre en place pour libérer notre esprit du monde des illusions et accéder à moins de souffrance.

C’est ICI 

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Le cerveau dans le ventre

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Écouter ici

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     L’être humain avait déjà un cerveau magnifique, il en a maintenant un deuxième, bien caché au creux de l’intestin. Vous pouvez l’appeler système nerveux entérique. Ses quelques 200 millions de neurones pourraient laisser penser que, dans le ventre, chacun de nous accueille l’équivalent du cerveau d’un petit chien…

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   A quoi servent ces millions de neurones ? D’abord à maîtriser le plus essentiel des processus vitaux : la digestion, une tâche essentielle et complexe qui font de ce deuxième cerveau le premier par ordre d’apparition dans l’évolution – avant d’être des êtres pensant, nous fûmes des organisme digérant. Ce « deuxième » cerveau n’est pas autonome du système nerveux central, voilà de quoi passionner les chercheurs, ces deux cerveaux dialoguent et partagent des informations. Ces neurotransmissions entre le haut et le bas bouleversent les visions de certaines maladies neuronales comme la maladie de Parkinson. Pour les neurogastroentérologues, le ventre est une fenêtre ouverte sur le cerveau. A l’IMAD, l’Institut des Maladies de l’Appareil Digestif, neurologie et gastroentérologie partagent les mêmes bureaux. Les recherches sur le systèmes nerveux entériques, ses neurones et ses cellules gliales (cellules environnant les neurones), permettent une compréhension tout à fait nouvelle sur notre organisme et l’une de ses merveilles de complexité, grande comme un terrain de tennis : le tube digestif. En studio, Michel Neunlist, directeur de l’unité de neurogastroentérologie à l’IMAD et Bernard Lardeux, chercheur dans son unité. Leurs recherches, à la pointe de la connaissance dans ce domaine, vous invitent à jeter un nouveau regard sur le ventre, fenêtre sur le cerveau, centre périphérique de nos émotions, lieu d’accueil pour des milliards de milliards de bactéries (davantage que de cellules dans tout l’organisme), nouveau monde fascinant et territoire encore mystérieux.

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Chögyam Trungpa Rinpoché

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Vidéo

Rencontre avec Christophe André et Mathieu Ricard

Les spiritualités orientales

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Les spiritualités orientales

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Nouvelle approche de la relation entre l’esprit et le corps.

Avec le philosophe et auteur Michel Bitbol et Charles Genoud, maître de méditation et explorateur des techniques de la conscience.

Une émission de Jean-Marc Falcombello

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La Vie – Charlie Chaplin

Crème de betterave

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Pour 4 verrines

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2 betteraves cuites
– 1 oignon blanc
– 120 g de ricotta ou mascarpone
– le jus d’1/2 citron

– Soja crème
–  sel, poivre

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Mixer finement tous les ingrédients. Mettre au frais pendant 1 à 2 heures.

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La magie du cosmos – L’illusion du temps – Arte 2012

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Jon Kabat Zinn – Pratique de la conscience éveillée

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    La pleine conscience, c’est la contemplation du moment présent dans un esprit d’attention et de discernement.
    La conscience éveillée est une ancienne pratique bouddhiste qui s’applique parfaitement à nos vies contemporaines. Cette pratique à tout à voir avoir avec l’éveil de notre conscience et le désir de vivre en harmonie avec soi-même et le monde qui nous entoure. Il s’agit de prendre conscience de qui nous sommes, d’un questionnement sur le monde et de notre place dans le monde. Il s’agit d’apprécier la plénitude de chaque moment que nous vivons et surtout, d’être en contact avec notre être dans sa plénitude.
    Notre état de veille ordinaire est très limité et contraignant. La méditation nous aide à sortir de cet automatisme inconscient, nous donnant ainsi la possibilité de réaliser toutes nos capacités conscientes et inconscientes.
     La conscience éveillée signifie « faire attention » d’une manière particulière : délibérément, au moment présent et sans jugements de valeur. Cette sorte d’attention nourrit une prise de conscience plus fine, une plus grande clarté d’esprit et l’acceptation de la réalité du moment présent. Cela met en évidence le fait que nos vies sont une succession de moments où nous avons intérêt à être présents.
   Une conscience distraite du moment présent crée en nous des problèmes renforcés par nos peurs et notre manque de confiance en nous – problèmes qui ne feront que s’amplifier avec le temps. Ainsi, nous nous sentons parfois enlisés dans les difficultés de la vie, ayant perdu le contact avec la réalité et avec les autres. Nous n’avons plus l’énergie de rassembler nos forces dans une direction précise qui nous apporterait plus de satisfactions.
     La conscience éveillée est un moyen simple mais efficace pour se débloquer, pour prendre contact avec nos propres ressources vitales, pour cultiver notre rapport avec la famille, avec la vie professionnelle, avec le monde et, surtout, avec notre propre personne.
    Lorsque nous nous engageons à « prêter attention », avec un esprit ouvert, dénué de tout préjugé, en faisant abstraction de nos sympathies ou de nos antipathies, de nos projections et de nos espoirs, de nouvelles possibilités s’ouvrent à nous qui nous permettent de nous libérer de la camisole de force de l’inconscient.
    J’aime définir la conscience éveillée comme un art de vivre. Il n’est pas nécessaire d’être un bouddhiste ou un yogi pour le pratiquer. Le mot « Bouddha » signifie celui ou celle qui s’est éveillé à sa vraie nature.
    La conscience éveillée est un procédé pratique pour développer le potentiel de chacun. Le processus n’a rien d’une analyse froide et insensible. Au contraire, ses attributs sont la douceur, l’appréciation du moment présent, l’amour de soi et des autres.

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Jon Kabat Zinn – Texte édité sur le site http://www.buddhaline.net

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Carl Gustav Jung

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Charles Juliet

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Confucius

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Crêpes sans gluten et sans lait, des recettes de pâtes

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Crêpes à la farine de sarrasin

  • 230 g. de farine de sarrasin,

  • ½ litre de lait végétal,

  • 40 g. d’huile,

  • 1 c. à c. de sel.

Mélanger les ingrédients, laisser reposer la pâte 1 heure et cuire les crêpes.

 

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Crêpes à la farine de riz

  • 100 g. de farine de riz,

  • 40 g. de fécule de pommes de terre,

  • 210 g. de lait végétal,

  • 20 g. d’huile,

  • une pincée de sel.

Mélanger les ingrédients, laisser reposer la pâte 1 heure et cuire les crêpes.

 

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Crêpes à la farine de riz au lait de coco

  • 150 g. de lait de de coco,

  • 60 g. de farine de riz,

  • 2 œufs,

  • 2 c. à s. de sucre de canne complet,

  • 1 c. à c. de sel.

Mélanger les ingrédients et procéder comme pour des crêpes de blé.

 

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Crêpes à la farine de châtaigne

  • 250 g. de farine de châtaigne,

  • ¼ de litre de lait végétal,

  • ¼ de litre d’eau,

  • 80 g. d’huile,

  • 1 c. à c. de sel,

  • (éventuellement 1 c. à s. de sucre pour des crêpes sucrées).

Mélanger les ingrédients, laisser reposer la pâte 1 heure et cuire les crêpes.

 

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Crêpes à la farine de quinoa

  • 125 g. de farine de quinoa,

  • 250 g. de lait végétal (sans gluten),

  • 3 œufs battus,

  • 20 g. de sucre,

  • 35 g. d’huile supportant la cuisson,

  • 1 pincée de sel.

Dans un saladier verser la farine de quinoa, le sel et le sucre. Ajouter les œufs battus. Mélanger au fouet. Rajouter le lait végétal et l’huile petit à petit en battant énergiquement ou aux batteurs électriques.

 

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Crêpes à la farine de quinoa et riz

  • 180 g. de lait végétal,

  • 30 g. de farine de quinoa,

  • 50 g. de farine de riz,

  • 2 œufs battus,

  • ½ c. à s. de sucre.

Mélanger les ingrédients et procéder comme pour des crêpes de blé.

 

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Crêpes à la farine de maïs

  • 400 g. de lait végétal,

  • 140 g. de farine de maïs,

  • 2 œufs,

  • 1 c. à c. de sel.

Mélanger les ingrédients et procéder comme pour des crêpes de blé.

 

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Crêpes à la farine de pois chiches

  • 225 g. d’eau,

  • 120 g. de farine de pois chiches,

  • 1 c. à c. de sel,

  • 2 pincées de graines de cumin (en option).

Mélanger les ingrédients et procéder comme pour des crêpes de blé. Laisser reposer une demi-heure.

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Crêpes à la farine de lentilles

  • 225 g. de lait de riz,

  • 120 g. de farine de lentilles (vertes),

  • 1 œuf,

  • 1 c. à c. de sel, poivre.

Mélanger les ingrédients et procéder comme pour des crêpes de blé.

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Crêpes au potiron

  • 500 g. de potiron cuit,

  • 130 g. de farine de châtaigne,

  • 100 g. de farine de riz,

  • 1 pincée de sel,

  • 3 œufs battus,

  • 200 g. de lait de végétal.

Ôter l’écorce et les graines du potiron. Découper des cubes dans la chair. Mettre à cuire à la vapeur douce environ 20 à 25 minutes jusqu’à ce qu’ils deviennent tendres. Mixer le potiron cuit refroidi dans un blender ou un robot. Préparer la pâte en mélangeant tous les ingrédients. Laisser reposer pendant une heure à température ambiante. Verser une louche de pâte dans une poêle bien chaude et huilée. Cuire les deux faces.

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 Source

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La tradition du chant védique

Matthieu Ricard – La colère

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    La colère égocentrique précurseur de la haine, obéit  à l’impulsion d’écarter quiconque fait obstacle à ce qu’exige notre moi, sans considération pour le bien-être d’autrui. Elle s’exprime par une hostilité ouverte lorsque l’ego menacé choisit de contre-attaquer, et par du ressentiment et de la rancœur quand il est blessé, mépris » ou ignoré. Une simple colère peut aussi être associée à la malveillance, au désir de nuire sciemment à quelqu’un.

      L’esprit, obsédé par l’animosité et le ressentiment, s’enferme dans l’illusion et se persuade que la source de sons insatisfaction réside entièrement à l’extérieur de lui-même. En vérité, même si le ressentiment a été déclenché par un objet extérieur, il ne se trouve pas ailleurs que dans notre esprit. De plus, si notre haine est une réponse à la haine d’autrui, nous déclenchons un cercle vicieux  qui n’aura jamais de fin.

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Matthieu Ricard – L’art de la méditation

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Matthieu Ricard – La colère

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Carlos Castanéda

Carlos Castanéda55

Christiane Berthelet Lorelle – Le yoga au quotidien

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   La politesse, la courtoisie, le tact ou l’attention sont bien moins superflus qu’ils n’y paraissent en société. Leur ignorance est rarement un simple oubli. Elle fait violence à autrui et révèle un repli égoïste qui aide à refouler ses propres problèmes au lieu de les affronter.
     « Éclairant comme un phare le processus de cette discipline, les cinq principes des yama (Y. S. II. 30) font du yoga une recherche constante de l’altérité la plus juste.
     Certains dédaignent cette dimension, croyant la réserver aux mystiques ou aux ascètes, en reléguant sa pertinence au rang des accessoires, mais force est de constater qu’elle figure au sommet de l’Ashtânga-yoga. Rien n’est moins secondaire que cette exigence, si l’on en juge à la priorité qui lui est faite. Elle préside donc au processus du yoga qui s’avère de ce fait, et avant tout, une position morale, sa condition a priori. En d’autres termes, aux dires de Patanjali, l’attention à autrui est de l’ordre d’un devoir, la nécessité préalable à l’état de yoga, son signe même.
     Convenir de cela, c’est reconnaître à cette discipline un idéal de fraternité, non plus seulement l’unique vecteur de l’ascèse corporelle qui y conduit (âsana-prânâyâma), mais la bienséance nécessaire à des relations courtoises et vraies. Nous sommes là dans le champ spirituel d’une attitude à l’égard du monde.
     Mais, comme le disait Shakespeare, « les dieux nous ont donné des défauts pour nous faire hommes »… et la violence est partout, insidieuse et perfide. Nous la générons, et nous la subissons dans les situations les plus quotidiennes, et à chaque fois, c’est au détriment de la bienveillance, du tact et de la délicatesse envers autrui.
À ce titre ahimsâ, la non-violence, la première indication morale de cette discipline (yama) incline à une certaine méditation envers notre prochain, quel qu’il soit, qu’il soit notre enfant, celui dont nous avons toute notre vie durant à prendre soin, qu’il soit notre voisin de palier, celui qui est ici, assis à côté de nous à cette conférence, celui qui attendra avec nous dans une salle d’attente chez n’importe quel médecin, qui voyagera près de nous dans le TGV ou qui s’accrochera au même poteau dans le bus. L’autre est notre voisin, notre prochain. Il est notre responsabilité, le signe de notre aménité ou non.
Et pourtant cet autre est la plupart du temps oublié, annulé, livré à l’indifférence, à la maltraitance ordinaire. Voici donc quelques exemples empruntés au quotidien, qui vont nous permettre de comprendre l’importance de ahimsâ, et le travail que cette notion engendre, son éternelle actualité. »

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Quand l’autre n’existe pas
      « Faire que l’autre n’existe pas semble en fait une agression décidée, sinon, à peine le dommage serait-il accompli que la personne s’en excuserait. Mais en général, aucun pardon, aucune parole. Saturée d’elle-même, la personne ne répond pas. Pas plus l’homme au portable quand il consent à s’éloigner que la femme du bus quand elle retire ses sacs n’a un signe de regret. L’impolitesse et la grossièreté font partie du meurtre de l’autre. Le silence en prolonge l’arrogance. L’autre n’est digne d’aucune considération. L’égocentrisme est roi. »

     « Si nous constatons, dans le secret de nos méditations, que dans le quotidien de nos vies nous ne mettons pas notre pratique sous l’égide des cinq lois morales du yoga, si nous avons l’honnêteté de nous en apercevoir, nous observons que notre rapport à la fraternité est en cause. Et comment ce rapport pourrait-il ne pas dépendre de l’histoire que nous avons nous-mêmes entretenue avec notre propre fratrie, ou que notre fratrie a entretenue avec nous, ou que notre absence de fratrie a déterminée ?…
     Considérer l’autre « comme un frère » demande à assainir la relation initiale qui fut la nôtre à notre propre famille, la place que nous avons occupée, l’objet que nous avons cru être pour chacun de nos parents au regard des autres enfants, s’il y en a eu, et ce que nous avons éprouvé devant celui ou celle qui semblait le ou la plus valorisé(e), si ce n’est le ou la préféré(e). Une mémoire d’enfance colore ce rapport. Jalousie, sentiments d’infériorité, humiliations, amertumes, désirs de mort, sont tout prêts à resurgir et à se convertir en offensive devant n’importe quel autre qui fait revivre aveuglément celui ou celle qui nous a fait souffrir… »
     « Ainsi, l’être humain n’est pas un saint. Faut-il le savoir, et ne pas se leurrer. Il suffit de se tourner vers sa psychogenèse pour s’apercevoir qu’à peine né, le voilà livré aux premières pulsions orales de dévoration propres à assurer sa survie, dont Freud dira qu’elles sont les prémices de la cruauté. Puis le voilà amené à composer avec les pulsions anales qui, intrinsèques à l’acte de propreté, et de propriété (celles des fèces), tentent de maîtriser ou rejeter comme un déchet l’objet fécal de la haine. L’éducation tend à civiliser la pulsion, mais à l’origine, l’agressivité est souveraine. »
    « Ainsi les niyama, « la discipline à l’égard de soi-même », constituent-ils, pour Patañjali, le moyen d’éradiquer la malfaisance. Rappelons les cinq orientations de ces niyama (Y. S. II, 32) qui font d’une pratique de yoga : 1) un nettoyage, une purification (saucha) ; 2) un contentement (samtosha) qu’il ne faut pas confondre avec la flatterie envers soi-même ; 3) un effort intense (tapas) ; 4) une connaissance de soi (svâdhyâya) ; et 5) la possibilité de s’abandonner à celui qui en sait plus que soi (Îshvara pranidhâna). »
« Élire les préceptes moraux du yoga en tant qu’objet de désir, et en faire l’objet de sa méditation, c’est donc faire de la clairvoyance et de la générosité le but de son ascèse.  C’est élever cette pratique au rang d’une humanisation. Ne dit-on pas de quelqu’un de poli, de prévenant et d’attentif qu’il est « bien élevé » ? Cette élévation est la marque d’une distinction. »

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Contre la violence faite à autrui, les yama
      « C’est cela le yoga au quotidien : croire en la vertu (yama) gagnée sur l’ignorance (avidyâ), non pas fermer les yeux sur le monde, mais décider de les ouvrir, accepter de voir l’inhumain dans l’humain, et opter délibérément pour l’envers de sa brutalité. Alors, si cela est, le yogin témoigne de son engagement, non de son autarcie ou de sa suffisance. Et sans jamais démissionner, il s’inscrit dans une logique de fraternité et de solidarité. »
« Devant ce sombre tableau il ne s’agit pas de tomber dans la mélancolie, mais au contraire de trouver le ressort de ce que Christian Bobin appelle « un amour guerrier, actif», un amour qui répond à la question qui se pose à lui chaque jour, dès le réveil : « Comment entrer dans ce premier matin du monde ? »… Si désir de bonté il y a (yama), et si, à la façon de Proust, nous aimons penser que « la bonté est le comble de l’intelligence », la finalité du yoga consiste à se libérer de toutes ces terribles passions. ».
      « Il ne saurait y avoir de libération sans s’émanciper de l’ignorance, de la bêtise, et de la cruauté qui trouvent leurs sombres effets dans un moi fat, égocentrique et inepte, et ceci au plus quotidien de nos relations. La bienveillance et le détachement, qui sont pour la tradition indienne le signe de la sagesse, sont à ce prix. ».
     « Mais tout le monde n’a pas accès à cette humilité, et l’estime de soi est facteur de refoulement, disait si justement Freud. Nombreux sont ceux qui n’envisagent le yoga que pour restaurer leur image, et la fierté de l’ego. »
      « Cette spiritualité, dégagée du religieux, oeuvre au jour le jour chez celui qui accepte de penser, de se remettre en cause, de faire de son voisin son égal, si ce n’est son supérieur, capable de tendresse et d’admiration. C’est cette humilité-là qui porte ses fruits. Politesse, courtoisie et gratitude, en sont les signes, ce au nom de quoi le yogin se met au travail pour être, comme le disait Pascal, « éternellement en joie pour un jour d’exercice sur la terre ».

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Christiane Berthelet Lorelle – Revue Française de Yoga – Janvier 2005

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Méditer aujourd’hui – Christophe André

Le chant – Fernando Pessoa

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Oui, un chant monte dans la nuit
Je n’en sais le pourquoi
N’en connais les paroles;
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C’est un chant délivré
De tout ce que le chant possède
Ce n’est qu’un chant que
quelqu’un chante.
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Il monte dans la nuit,
indépendant
De ce qu’il dit plus ou moins bien
Il monte absurde et naturel.
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Je ne me souviens plus que je pense
J’écoute
C’est un chant qui plane et qui plane
Comme vent sur la mer.
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Fernando Pessoa
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Etes-vous prêt à aimer ? (Le film de la Journée de la Compassion)

Christiane Singer

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   Persévérer à chercher davantage la saveur que le savoir, le balbutiement que la rhétorique satisfaite. Persévérer en ces temps de fer à faire crédit à ce qui est fragile, à ce qui fait faillite. Persévérer à avoir foi en chaque homme, à préférer être déçu dix fois plutôt qu’hostile une seule fois.

    Persévérer à n’investir que dans le sable qui coule entre les doigts et dans les espérances non cotées en bourse. Persévérer à croire que l’instinct primordial en chaque homme est la vénération et que c’est la répression de ce désir qui rend haineux et fou.

    Persévérer à voir Dieu partout. Entre les lignes des slogans, dans les caniveaux des villes et sur les murs des banlieues, à l’entendre dans le braillement des haut-parleurs, et dans le frrrrrt… d’un oiseau envolé. Persévérer à préférer que la raison me quitte plutôt que l’espoir. Et l’espoir plutôt que l’amour.

    Persévérer. Pour que la gangrène de l’indifférence ne se propage pas.
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Christiane Singer

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En-vie1

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Dalaï Lama – Conseils du cœur

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   En cédant à la haine nous ne faisons pas nécessairement du  tort à notre ennemi, mais nous nuisons à coup sûr à nous-mêmes. Nous perdons notre paix intérieure, nous ne faisons plus rien correctement, nous digérons mal, nous ne dormons plus, nous faisons fuir ceux qui viennent nous voir, nous lançons des regards furieux à ceux qui ont l’audace d’être sur notre passage. Nous rendons impossible la vie à ceux qui habitent avec nous et nous éloignons même nos amis les plus chers. Et comme ceux qui compatissent avec nous se font de moins en moins nombreux, nous sommes de plus en plus seuls. [….]

    À quoi bon ? Même si nous allons jusqu’au bout de notre rage, nous n’éliminerons jamais tous nos ennemis. Connaissez-vous quelqu’un qui y soit parvenu ? Tant que nous hébergerons en nous cet ennemi intérieur qu’est la colère ou la haine, nous aurons beau détruire nos ennemis extérieurs aujourd’hui, d’autres surgiront demain.

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 Dalaï Lama – Conseils du cœur 

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