Archives de Catégorie: K comme….

Image

Koan zen

Koan zen111

Publicités
Image

Khalil Gibran

Khalil Gibran5kk

Krishnamurti – Se libérer du connu

)

Image

Kata Upanishad

Kata Upanishad5

Cent ans de béatitude – Shri T. Khrishnamacharya

..

.

    En novembre 1988, à Madras, Shri T. Khrishnamacharya, savant, philosophe, poète, musicien, thérapeute et maître de yoga, va fêter ses cent ans. Cent huit prêtres brahmanes ont été conviés pour célébrer cet anniversaire par de grands sacrifices.
    Les festivités (récitations de prières, fumigations, incantations, offrandes diverses) sont présentées en alternance avec la pratique et l’enseignement du yoga par le grand maître Shri T. Khrishnamacharya, à l’aide de documents d’archives. Est également évoquée sa vie exceptionnelle.

Cent ans de béatitude – Shri T. Khrishnamacharya

…..

Pour visionner cliquer ICI

…….

Source

…………….

……………………………..

Image

Khalil Gibran

K.Gibran66

Image

Khalil Gibran

Khalil Gibran55

Image

Khalil Gibran

Khalil Gibran7o

Image

Khalil Gibran

Khalil Gibran65

Poème soufi de Kabir

……..

étoile
étoileétoileétoileétoileétoile

……..

Mon ami,

espère la visite de l’Hôte tant que tu es en vie.
Plonge dans l’expérience tant que tu es en vie !
Pense…et réfléchis…tant que tu es en vie.
Ce que tu appelles « salut » appartient

au temps d’avant la mort.

Si tu ne brises pas tes liens tant que tu es en vie.
Penses-tu que des fantômes s’en chargeront après ?

Cette idée que l’âme atteindra l’extase

seulement parce que la chair est pourrie,
Tout cela est pur fantasme.
Ce qui est trouvé maintenant

est trouvé alors.

Si tu ne trouves rien maintenant,

tu termineras simplement

avec un appartement dans la Cité des Morts.

Si tu fais l’amour avec le divin maintenant,

dans la vie qui suit

ton visage sera celui du désir satisfait.

Ainsi plonge dans la vérité,

découvre qui est l’Enseignant
Et crois dans la Grande Résonance !

Voici ce que te dit Kabir :

lorsque l’Hôte est recherché,
C’est l’intensité de la recherche de l’Hôte

qui fait tout.
Regarde-moi et tu verras

un esclave de cette intensité.

 

 

Poème soufi de Kabir, XVème siècle

…..

……..

Poème soufi de Kabir, XVème siècle1

………

étoileétoileétoileétoileétoileétoileétoileétoileétoileétoile

…..

Kotrakpa Sonam Gyattsen

………..

Le corps,
aussi impermanent
que la brume printanière ;
……
L’esprit,
aussi immatériel
que le ciel vide ;
……..
Les pensées,
aussi évanescentes
que la brise qui passe ;
…………….
A ces trois choses,
songe continuellement.
………
Kotrakpa Sonam Gyattsen
…….
……..
Kotrakpa Sonam Gyattsen1
………
……….

Le Karma

Khalil Gibran

Khalil Gibran – La mort

………..

      Alors Almitra parla, disant,

      Nous voudrions maintenant t’interroger sur la Mort.
      Et il dit :
      Vous voudriez connaître le secret de la mort. 
      Mais comment le trouverez vous si vous ne le cherchez pas au cœur de la vie ?
      Le hibou, aveugle au jour et dont la vue se limite à la nuit, ne peut vous dévoiler le mystère de la lumière.
      Si vous voulez vraiment apercevoir l’âme de la mort, ouvrez grand votre cœur au corps de la vie.
      Car la vie et la mort sont un, comme sont un le ruisseau et la mer.
      Votre connaissance silencieuse de l’au delà repose au plus profond de vos espoirs et de vos désirs;
      Et comme la graine qui rêve sous la neige, votre cœur rêve de printemps.
      Ayez foi en vos rêves, car c’est en eux que se cache la porte de l’éternité.
      Votre crainte révérencielle de la mort est pareille au tremblement du berger devant le roi qui va poser sa main sur lui pour l’honorer.
      Sous ce tremblement, le berger n’est-il pas heureux de ce qu’il va porter la marque du roi ?
       Mais n’en est il pas moins conscient de son tremblement ?
       Car qu’est ce que mourir sinon rester nu dans le vent et se fondre dans le soleil ?
      Et qu’est ce que cesser de respirer sinon libérer son souffle de ses marées agitées pour qu’il s’élève et se répande et cherche Dieu à son aise ?
      C’est seulement lorsque vous aurez bu à la rivière du silence que vous pourrez vraiment chanter.
      Et quand vous aurez atteint le sommet de la montagne, alors vous pourrez commencer à grimper.
      Et quand la terre exigera vos membres, alors vous pourrez vraiment danser.
……
…..
Khalil Gibran – Le Prophète
……
……..
…….
…….

Karl Graf Durckheim – Rendre visible le Divin dans le monde

………….
      La raison d’être de l’homme, semblable à celle de toutes les créatures, est de rendre visible le Divin dans le monde. Ce qui distingue l’homme, c’est que la grande, la Divine Vie, veut
devenir consciente d’elle-même en lui, dans la liberté, briller dans une vie consciente et «prendre une forme».
…..
      L’homme juste» est celui qui manifeste dans le monde, en toute liberté et dans une conscience lumineuse, l’Être Divin, présent dans son Etre essentiel, qui le manifeste par l’éclat de
sa vie intérieure, par le rayonnement de sa façon «d’être là» et par la bénédiction qui accompagne tous ses actes.
….
    L’état qui permet à l’homme de remplir cette mission est celui où l’Être peut se manifester dans sa plénitude étincelante, dans son ordre intérieur et dans son unité. L’expression complète d’un tel état humain ne se réalise pas d’emblée : elle apparaît d’abord comme une personnalité existentielle qui, étant uniquement dirigée vers l’existence extérieure, empêche la prise de conscience de l’Être authentique.
……..
      C’est pourquoi le démantèlement de cette personnalité extérieure, «naturelle», dont le centre est le petit «moi», est nécessaire. Le «moi » ne se préoccupe que de lui même et de la possibilité d’une existence sans heurts dans le monde. Il ne s’intéresse nullement à une «maturation» possible, issue de l’Être authentique et ne s’affirme dans le monde que par une conscience tendant à encadrer la vie dans des notions et des
principes rigides.
………..
   L’homme «se tient» ainsi dans le monde, d’une façon rationnelle, ne maîtrisant ce monde qu’en fonction d’un but
et ne l’évaluant qu’en fonction de valeurs fermement établies. C’est précisément l’existence d’une telle attitude qui voile l’Être dans la conscience.
……..
      Le centre de cet état est le «moi» qui fixe et distingue, n’ayant d’intérêt que pour ses propres aspirations existentielles. Par lui, l’homme s’écarte de la communion inconsciente avec l’unité de la Vie, et, avide de s’affirmer, n’ayant confiance qu’en lui-même, il fait, ainsi, face au monde. Cette position rigide entraîne inévitablement la rupture avec l’unité de la Vie et, à la place de cette unité, nous trouvons l’opposition entre le «moi» existentiel et l’Être essentiel…
…..
       Pourtant, l’homme ne peut exister pratiquement que grâce à ce «moi» qui maîtrise le monde au moyen de notions fixes. Il faut donc que l’homme parvienne à développer une «manière d’être» où son «moi» reste préservé, tout en devenant perméable à l’Être qui transcende les compréhensions du «moi». C’est alors qu’il pourra devenir un homme «authentique» dans le vrai sens du terme, une personne à travers laquelle se manifestera l’Être dans l’existence.
…….
      Atteindre cette forme de «présence» requiert un «exercice » continuel qui exige de comprendre le quotidien comme «pratique spirituelle»

………….

Karl Graf Durckheim – Pratique de la voix intérieure

……

………

…………..

………….

 

Kalou Rimpoché

………..

Vous vivez
dans l’illusion et l’apparence des choses.
Il y a une réalité,
mais vous ne la reconnaissez pas.
Quand vous la réalisez,
vous voyez que vous n’êtes rien.
Et n’étant rien, vous êtes tout.
Voilà.
………….
……..
Kalou Rimpoché
…………
………..
.

Kalou Rinpoche

Jiddu Krishnamurti

..
.
..
..
..
….
…….
..
..
..
.
…..
….
…..
….
…..

Le Karma Yoga

…..

Le Karma Yoga est l’un des quatre grands yoga classique de l’hindouisme. Il représente le point de départ et une partie capitale de l’enseignement de la Bhagavad Gītā.

….

Il peut être pratiqué tout au long de la journée et appliqué à toute l’activité de l’homme. C’est le Yoga de l’action désintéressée.

 …

Il par de la constatation qu’à chaque instant de notre vie quotidienne, même lorsque nous nous croyons contraint de faire telle ou telle chose, nous restons toujours libre de choisir et nous en avons la pleine responsabilité. L’homme dispose d’un certain libre-arbitre, aussi bien dans l’orientation qu’il donnera à sa vie, que dans le choix des moyens qu’il utilisera.

Le Karma Yoga nous confère une plus grande liberté.

 ….

«Accomplir en union étroite et profonde communion avec le Divin en nous, avec l’Universel autour de nous et le Transcendant autour de nous, ne pas se laisser enfermé dans le mental humain emprisonné et séparateur, ne pas être esclave de ses injonctions ignorantes et de ses suggestions étroites, c’est le Karma-Yoga.»

Shrī Aurobindo, La pratique du yoga intégral

 ….

Les grandes lignes de la théorie et de la pratique du Karma-Yoga sont précisées par Krishna dans la Bhagavad Gītā.

On peut résumer comme suit l’enseignement de Krishna :

  • Il est impossible à l’homme de rester sans agir.

Dans la Bhagavad Gītā, Krishna dit:

« Nul ne demeure un instant sans action.

Tout être est inévitablement contraint à l’action. » (III.5)

….

  • L’homme ne doit pas se proposer pour but l’inaction.

Dans la Bhagavad Gītā, Krishna dit à Arjuna :

« Ne permet en toi aucun attachement à l’inaction. » (II.47)


« Ce n’est pas en s’abstenant des œuvres

que l’homme jouit de la non-activité,

ni en y renonçant qu’il parvient à sa perfection. » (III.4)


« L’action est supérieure à l’inaction. » (III.8)


Et puis


« Le yoga ne signifie pas renoncement à l’action ;

 il élève l’action à sa plus haute valeur spirituelle. »

Shrī Aurobindo, La pratique du yoga intégral.


  • Certaines actions ont un caractère obligatoire.

Shrī Aurobindo affirme que l’on doit se plier «aux obligations sociales», mais ajoute-t-il, en les considérants «comme terrain pour la pratique du yoga.»

 …

«Il faut faire le travail avec la juste attitude

et dans la juste conscience,

et alors il est aussi fructueux que peut l’être

n’importe quelle méditation.»

….

«Le travail n’est que préparation,

tout comme la méditation elle-même.»

Shrī Aurobindo

 ….

  • Il ne faut pas désirer les fruits de l’action.

Principe fondamental du Karma Yoga :

Nous n’avons pas droit «au fruit» de nos actionset, par conséquent le désir de jouir de leurs bonnes conséquences et la crainte de devoir en subir les mauvaises conséquences ne doivent jamais être le mobile de nos actions. c’est le principe de «l’action désintéressée».

 …

«C’est dans l’effort et non dans la réussite qu’on puise la satisfaction. Le plein effort c’est la pleine victoire».

Gandhi

 ….

  • Il ne faut pas avoir d’attachement à l’action.

Dans la Bhagavad Gītā, Krishna dit :

«De même que ceux qui ne savent pas agissent avec attachement à l’action, celui qui sait doit agir sans attachement.» (III.25)

….

Swāni Vivekānanda relève que dans l’immense majorité des cas, et même si l’on en n’est pas conscient, l’attachement «ne vient que lorsque nous attendons une récompense».

 ….

  • Il ne faut pas se considérer comme l’auteur de l’action.

L’étape suivante consiste à ne plus se considérer soi-même comme l’auteur de l’action que l’on accomplit.

 ….

À ce précepte, l’on peut rattacher une conception, où l’on agit tout en n’agissant pas, c’est-à-dire où l’élément éternel en nous (le purua) observe en témoin, et sans y prendre part, l’action accomplie par les éléments actifs en nous.

«Celui qui dans l’action peut voir l’inaction,

et qui peut voir l’action continuant encore

dans la cessation des œuvres,

celui-là est parmi les hommes

l’homme de raison vraie et de discernement ;

 il est en yoga

et il est l’ouvrier universel

aux capacités nombreuse.»

Bhagavad Gītā (IV.18)

 …

Une mise en garde est ici nécessaire. Il arrive assez fréquemment que l’on croie ou s’imagine être «inspiré» à entreprendre quelque chose ou encore être «guidé» dans un certain travail et que l’on en conclue, sincèrement ou non, que l’on n’est plus «l’auteur de l’action» au sens du Karma Yoga. C’est un piège dangereux que l’on rencontre sur la route. Pour ne pas y tomber, il faut s’interroger aussi implacablement que possible pour voir si cette impression, que l’on baptise facilement intuition, ne masque pas en réalité un tout autre mobile, un désir personnel.

 …

  • L’action ainsi faite n’enchaîne pas son auteur.

«Celui qui est en Yoga…

même s’il accomplit des œuvres,

 elles ne s’attachent pas à lui.»

Bhagavad Gītā (V.7)

….

Dans le cadre du Karma Yoga on est amené à dissocier trois éléments :

     – L’intention de l’action, pour laquelle nous devons assumer pleine responsabilité, et qui seule crée du Karma.

     – L’action qui par elle-même ne peut pas en créer.

     – Les conséquences de l’action, qui ne dépendent pas de nous, quelles qu’aient été nos prévisions et qui donc ne créent pas non plus de karma.

 ….

Si l’on applique la technique du Karma Yoga, nous ne nous sentons pas moralement responsables des conséquences de nos actes, puisqu’elles n’ont pas dépendu de nous. Et cela écarte automatiquement toute possibilité de remords, et même de regret, à leur sujet. Avec cet important corollaire que nous devons aussi renoncer à revendiquer tout mérite pour celles de ces conséquences qui ont été bonnes.

 ….

Mais nous sommes pleinement responsables de nos intentions, on pourrait dire de nos mobiles d’action, et c’est leur accumulation dans des actes successifs qui en réalité crée en nous des habitudes et des tendances, et ainsi modèle notre caractère et notre nature.

 …

  • Accessoirement, le Karma-Yoga est «l’habilité dans les œuvres».

Le fait de ne pas craindre les conséquences défavorables éventuelles de l’action et de ne pas s’attacher non plus aux conséquences favorables que l’on peut en attendre ou en espérer crée une paix intérieure et une remarquable liberté d’esprit qui permettent d’agir en totale objectivité en s’appuyant exclusivement sur les critères que l’on a choisis.

 …

..

Le KarmaYoga et le sens des responsabilités.

Le KarmaYoga peut se résumer en quatre principes :

  • Ne considérer aucune action comme sans importance, négligeable ou incompatible avec le rôle que nous pensons avoir à jouer dans la vie.

  • Ne désirer ni ne craindre les résultats de l’action que nous allons entreprendre.

  • Ne pas nous attacher à l’action pendant que nous la faisons.

  • Ni pendant ni après, ne nous considérer comme l’auteur de l’action.

Ces injonctions mal comprises pourraient conduire à un total désintéressement de l’action elle-même, qu’alors on accomplirait «n’importe comment», puisqu’on n’en serait pas responsable.

….

Or c’est exactement le contraire. Le KarmaYoga impose, en effet, à celui qui le pratique une responsabilité accrue. Et cela de deux façons :

  • La lourde responsabilité de choisir entre toutes les possibilités qui se présentent celle qui répond le mieux à notre idéal du moment.

  • L’obligation d’exécuter l’action, quelle qu’elle soit, avec toute la perfection dont on est capable.

 ….

«Sans Karma Yoga,

le Jnāna Yoga et le Bhakti Yoga

ne sont que de l’égoïsme spirituellement magnifié.»

Swāni Rāmdās

 ….

Sources : Le Yoga de l vie quotidienne, Jean Herbert

..,

..

.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

.

Il se trouve un peu partout sur le net….mais j’avais envie de le mettre sur ce blog car je le trouve précieux…

.

Un jour ou l’autre

.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris qu’en toutes circonstances,

j’étais à la bonne place, au bon moment.

Et alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…

l’Estime de soi.

.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

 j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle

n’étaient rien d’autre qu’un signal

lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…

l’Authenticité.

.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

J’ai cessé de vouloir une vie différente

et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive

contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…

 la Maturité.

.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à percevoir l’abus

dans le fait de forcer une situation ou une personne,

dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne

ni moi-même ne sommes prêts et

que ce n’est pas le moment…

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…

le Respect.

.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,

personnes, situations,

tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…

l’Amour propre.

.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé d’avoir peur du temps libre

et j’ai arrêté de faire de grands plans,

j’ai abandonné les méga-projets du futur.

Aujourd’hui, je fais ce qui est correct,

ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme.

Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…

la Simplicité.

.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,

et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd’hui, j’ai découvert …

l’Humilité.

.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.

Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.

Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.

Et cela s’appelle…

la Plénitude.

.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.

Mais si je la mets au service de mon cœur,

elle devient une alliée très précieuse !

Tout ceci, c’est…

le Savoir vivre.

.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.

Du chaos naissent les étoiles.

.

texte de Kim & Alison McMillen

..

……………………..

Krodha – La colère

..

Tumulte

La colère, ici-bas, n’est guère  présentable, convenable, générant moult maux inopportuns, déplaisants, douloureux et regrettables.

La colère amène à sortir de Soi…Explosive projection sur l’extérieur… dirigée vers ce qui est identifié comme étant responsable des frustrations, des déceptions accumulées, acculées…vers quelqu’un, quelque chose voir soi-même.

..

Petites ou grandes colère expriment contrariété, insatisfaction… et aussi mécontentement,  irritation, exaspération…et parfois fureur, rage  déclenchée par l’impuissance à se soustraire à une situation indésirable.

.

Elle déclenche une mobilisation de l’organisme entier…s’accompagne d’une formidable énergie que de toute évidence on pourrait utiliser autrement.

.

L’esprit est concentré sur le problème, sur l’obstacle….multitude, concentré de pensées ciblées, intarissables…empoisonnantes.

.

Mur des lamentations…défilé de récriminations…porte ouverte sur les jugements et comparaisons de tous ordres…elle peut naître  de l’envie – raga, de la jalousie, du sentiment de manque, d’injustice, de l’avidité – lobha, de la peur – abhiniveśa …tout est bon à l’alimenter.

.

Elle surgit lorsque l’équilibre est rompu dans un aspect de notre vie. Un besoin est insatisfait, un désir n’est pas comblé, une attente est sans réponse, l’Ego – asmitā  se sent menacé.

.

La colère conduit au dépit, au rejet – dvea, à la rancune, au mépris,  à l’agressivité, à la haine, à la violence physique et verbale…à la souffrance – dukha.

Et se termine dans la culpabilité, le regret, la tristesse, le désœuvrement …

.

Une saine gestion de la colère va de pair avec l’attitude qui consiste à être responsable de sa vie. Lorsqu’au contraire on considère les autres comme moyen d’assurer notre bien-être, on est naturellement porté à les accuser de nos frustrations.

.

Cultiver la patience – titikśa …

.

Ma colère sert de camouflage à ma tristesse, à mon impatience, à mon impuissance, à mes défaillances…  

.

Accepter de ce qui est…prendre ce qui arrive et stopper net cette habitude de tout vouloir transformer, contrôler pour obtenir exactement ce que je cherche.

.

Le contentement – satoa , état de satisfaction, mène  à apprécier ce que qui est, sans ressentir le besoin d’avoir davantage. La non-acceptation conduit à la colère, la jalousie, l’avidité, la haine, le désespoir, puis à réagir, ce qui constitue un comportement négatif et complique à loisir toute situation.

.

Déposer les « Il faut », « Je dois », les « Pourquoi est-ce que moi je n’y arrive pas ? », pour les remplacer par des « Qu’est-ce que je peux faire maintenant ?  » dynamiques d’action.

.

J’accepte ce qui me convient et je rejette ce qui me déplait cependant ce n’est pas mon choix d’accepter ou de refuser, qui détermine l’existence de la chose. Prendre en compte la réalité, réviser son désir sans y renoncer, revoir les modalités pratiques de sa réalisation, réorienter et affiner la démarche constituent quelques issues de secours.

.

L’acceptation n’est pas résignation à ce qu’on imagine être une fatalité, elle n’est pas non plus la  soumission au fait accompli. Elle demande du courage, de la confiance – śraddhā pour faire face à toute situation. Elle implique la capacité de voir la réalité, et de ne pas vivre dans l’illusion.

.

Elle induit l’initiative vers l’action juste. Elle suppose une certaine clarté mentale, du discernement – viveka. Si tout n’est pas comme je le souhaite il suffit sans doute d’apporter des modifications, de s’armer de confiance.

.

Elle suppose un certain détachement- vairāgya  pour les résultats. Quand il n’y a pas d’attachement il n’y a pas de déception. Quand il n’y a pas de déception il n’y a pas d’insatisfaction….

.

Et aussi le relâchement – śaithilya des tensions corporelles et psychiques.

.

Lâcher prise …laisser s’accomplir… accepter de tout perdre…

.

Et puis accueillir… toute situation est bénéfique…est source d’évolution.

.

Et encore… une bonne dose de clarté – stava.

.

Et surtout…īśvara praidhāna  reconnaître que je ne suis pas le seul maître de mon destin et qu’il existe un pouvoir qui me dépasse.

…..

…….

….