Archives de Tag: Ego

Parlez-moi de moi !

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Je suis un compétiteur redoutable.
J’ai un avis tranché sur tout.
Je vois les choses en noir ou en blanc.
Cela me plaît ou cela ne me plaît pas.
Je veux ou je ne veux pas.
J’adore les apparences.
Je me complais dans l’avoir.
Si je ne peux pas être le chef, je joue à la victime.
Je suis un manipulateur de première,

surtout en ce qui me concerne.
J’adore ruminer le passé ou bâtir des châteaux en Espagne,
mais je n’aime pas le présent !
Je ne supporte pas la contradiction.
Je m’identifie avec le corps, le titre, les possessions.
Je suis l’artisan de tous mes malheurs.
On me dit incapable d’aimer.
« Parlez-moi de moi » est ma devise préférée.
Je ne suis qu’une construction mentale, un masque du moment.
Je suis souvent désarmé par l’humour, voire un sourire.
Je n’existe pas dans le présent.
D’aucuns disent qu’il est temps que je disparaisse de la scène,
ou tout au moins que l’Acteur
m’utilise en tant que masque et en pleine conscience.
(Je trouve cela injuste de me cataloguer de la sorte !)

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Je suis l’ego !

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Source

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Adyashanti – L’ego est le commentateur

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   Dans un sens l’ego est le commentateur permanent de ce qui est, souvent le commentaire est négatif, fragmenté, et il peut y avoir plus d’un commentateur dans le mental….
   La plupart des gens vivent la plus grande partie de leur vie éveillée, et même une partie de leur sommeil, dominés par ce commentateur interne. 
   C’est comme le commentaire sportif d’un match de football ou autre, où le commentateur ajoute son point de vue… c’est en de nombreux de points identiques à ce que fait l’ego, un commentaire permanent sur toutes choses… ce qui crée beaucoup de bruit dans le mental… 
   Les personnes qui essayent de méditer ou de rester calme pour la première fois, réalisent que le mental est toujours très occupé… et sont choqués le plus souvent de constater qu’elles n’ont aucun contrôle sur ce commentateur… qui continue encore et encore presque mécaniquement, ses commentaires sur toutes choses : c’est un bon ou un mauvais jour, quelqu’un a raison ou tort, et pourquoi… L’ego commente sur lui-même, parlant constamment de lui-même à lui-même, se demandant si ce que vous avez fait est juste ou non, etc.
Ce commentateur n’est pas que bienveillant, il peut être violent, car il veut que son point de vue domine la situation… L’ego veut que la vie suive ses commentaires… La question permanente est : « Pourquoi la vie ne suit pas les désirs, souhaits et volontés du commentateur ? » 
    Il y a ainsi une évaluation permanente de tous les moments de la vie…  une sorte de débat permanent avec ce qui est… et une constante justification car le point de vue de l’ego est le meilleur point de vue… et ce serait tellement mieux s’il l’emportait !
   Il est utile de voir comment ce commentateur est dominant dans la vie de la plupart des gens… très utile  de commencer à voir et à comprendre, car bien sûr, au final, il est vital de nous éveiller de ce commentateur, de nous en désengager, et de réaliser que ce commentateur de notre mental n’est pas ce que nous sommes… qu’il s’agit d’un déploiement complètement mécanique des pensées, d’un déploiement du passé dans le présent… car tout ce qui conditionne le mental a été appris à un autre moment que maintenant ! 
Le mental est conditionné au quotidien chaque année, chaque mois, chaque jour, chaque heure, chaque moment, il tend à être conditionné de plus en plus, et ce conditionnement opère complètement automatiquement… c’est ainsi que la plupart des gens vivent dans le commentateur, c’est la condition humaine, qu’on pourrait définir comme une condition psychologique et émotionnelle complètement dominée par l’égo sous la forme du commentateur.
   C’est ce que nous voyons au quotidien, même par exemple dans les Journaux télévisés ou autres, il y a en fait peu de « nouvelles » en soi, mais principalement des commentaires, quelqu’un qui vous dit ce que vous devez pensez sur les nouvelles du jour…. Pour 10 mn de nouvelles, il y a en fait 50 mn de commentaires, quand ce n’est pas plus ou uniquement des commentaires. Dans notre culture les commentaires sont de plus en plus valorisés… et on le voit dans la façon dont les nouvelles technologies sont utilisées. Les gens les utilisent  pour que leurs commentaires soient connus par de plus en plus de monde… C’est fascinant de voir comment ce commentateur égocentrique tend à s’emparer de chaque nouvelle technologie pour son propre développement… et ce faisant, il enfonce la conscience davantage dans le monde du rêve.
   Pour vraiment voir à travers tout cela, il doit d’abord y avoir la reconnaissance de la place dominante qu’a prise le commentateur dans sa propre vie, puis commencer à le voir comme quelque chose de complètement conditionné. Le commentateur ne vient pas parce que vous l’avez voulu, il est complètement mécanique, il se produit de lui-même. 
La plupart des gens sont complètement identifiés avec le commentateur, le commentateur est ce qu’ils croient être, ils le pensent et le ressentent ainsi, et ils défendront leurs commentaires avec beaucoup d’énergie, voire violence…
Être identifié avec le commentateur peut s’avérer être un endroit violent pour exister… Si vous écoutez autour de vous, lors de toute réunion quelle qu’elle soit, vous entendez ce commentateur qui essaye de mettre en avant son point de vue, même dans une simple discussion entre deux personnes.
   Cela bloque la conscience très efficacement dans l’état de rêve… 

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Adyashanti – Breaking Free of Commentary

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Source

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Le mythe de Sisyphe – Albert Camus

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De qui et de quoi en effet puis-je dire :

«  Je connais cela ! ».

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Ce cœur est à moi,

je puis l’éprouver et je juge qu’il existe.

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Ce monde,

je puis le toucher et je juge encore qu’il existe.

Là s’arrête toute ma science,

le reste est construction.

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Car si j’essaie de saisir ce moi dont je m’assure,

si j’essaie de le définir et de le résumer,

il n’est plus qu’une eau qui coule entre mes doigts.

Je puis dessiner un à un tous les visages qu’il sait prendre,

tous ceux aussi qu’on lui a donnés,

cette éducation,

cette origine,

cette ardeur ou ces silences,

cette grandeur ou cette bassesse.

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Mais on n’additionne pas des visages.

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Ce cœur même qui est le mien me restera à jamais indéfinissable.

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Entre la certitude que j’ai de mon existence

et le contenu que j’essaie de donner à cette assurance,

le fossé ne sera jamais comblé.

Pour toujours je serai étranger à moi-même.

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Le mythe de Sisyphe – Albert Camus

(Extrait cité par Charles Genoud lors d’une retraite de méditation vipassana)

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Adyashanti – L’image de soi

    Mental ouvert, cœur ouvert, réalisez qu’il n’y a personne là, à protéger. Il n’y a pas besoin d’une barrière émotionnelle ou du sentiment de séparation et d’isolation que crée cette barrière.

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  La seule raison pour laquelle vous pensez avoir besoin de protection vient d’une incompréhension très innocente. C’est arrivé lorsque vous avez reçu le concept de vous-même à un très jeune âge, vous avez reçu en même temps un kit pour construire des murs et protéger ce concept.

  Vous avez ensuite appris, selon les circonstances, à ajouter des éléments au kit. Si une bonne dose de colère a semblé utile, vous l’avez ajoutée, ou peut-être était-ce le ressentiment, la honte, le blâme ou la victimisation.

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    Que vous vous accrochiez à l’image de vous-même en tant que bonne personne ou personne inadéquate, le kit de l’identité est utilisé pour protéger cette image.

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    Lorsque vous lâchez votre protection, la vérité apparaît et balaye l’image de vous-même. C’est pourquoi cette image de vous est venue avec un mur, car sans ce mur, le rappel de votre vraie nature vient très vite et engloutit cette image, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

   Il n’existe pas d’image de vous-même sans mur et il n’existe pas d’image qui ne mène à la souffrance. Non seulement vous avez vos propres murs, mais vous projetez également des murs sur les autres, des images que vous avez d’eux qui vous empêchent de voir leur nature véritable.

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   Avec la volonté de voir qu’une image n’est pas réelle, les murs s’effondrent. Lorsque le mur intellectuel s’ouvre, vous êtes éclairé intellectuellement, lorsque c’est le mur émotionnel qui s’effondre, vous avez le cœur ouvert. Lorsque la réalisation de la vérité retire le moi limité, il n’y a alors plus d’image de soi, mais seulement une présence totale.

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    La présence totale ! Cette ouverture est présente, sans image. Il n’y a pas besoin de la protéger. Quelqu’un peut hurler et la menacer, le son traverse l’espace. C’est sans problème. Quelqu’un peut l’aimer. C’est très bien, mais cela ne lui ajoute ni ne lui retire rien.

Adyashanti – Emptiness Dancing

Source

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Eckhart Tolle – Le soi

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      Que restera-t-il de toute la peur et de tous les désirs associés à votre condition de vie problématique, qui accapare chaque jour la majeure partie de votre attention ? Un tiret de quelques centimètres entre votre date de naissance et celle de votre décès, sur votre pierre tombale. Pour le soi égotique, c’est une pensée déprimante. Pour vous, elle est libératrice.

      L’ego a besoin d’un conflit avec quelque chose ou quelqu’un. Cela explique pourquoi on recherche la paix, la joie et l’amour, sans pouvoir les tolérer très longtemps. On prétend vouloir le bonheur, mais on est accroché au malheur. En définitive, votre malheur ne vient pas de votre condition de vie, mais du conditionnement de votre esprit.

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Eckhart Tolle  – Quiétude

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Eckhart Tolle – L’ego spirituel

Chandrakirti – Madhyamakalankara, Entreé sur la Voie médiane

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En premier lieu,
nous concevons le « moi »,
et nous nous y attachons.
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Puis nous concevons le « mien »,
et nous nous attachons au monde matériel.
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Comme l’eau captive de la roue du moulin,
nous tournons en rond,
impuissants.
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Je rends hommage
à la compassion
qui embrasse tous les êtres.
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Chandrakirti – Madhyamakalankara,
Entreé sur la Voie médiane
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Dilgo Khyentsé Rinpché

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Les flammes brûlantes de la colère
ont parcheminé le flot de mon être.
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La dense obscurité de l’illusion
a aveuglé mon intelligence.
Ma conscience se noie
dans les torrents du désir.
La montagne de l’orgueil
m’a précipité dans les mondes inférieurs.
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Le cinglant blizzard de la jalousie
m’a entraîné dans le samsara.
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Le démon de la croyance à l’ego
m’a fermement garrotté.
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……
Dilgo Khyentsé Rinpché  
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Monsieur mon Ego

Bhante Henepola Gunaratana: Le changement

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    Le changement nous mécontente généralement. Quoique nous fassions le changement nous sépare de ce que nous aimons et nous offre ce que nous haïssons. La mort et l’éloignement nous sépare de ceux que nous aimons. Les amis déménagent. Les partenaires nous rejettent. De telles séparations nous font très mal. Perdre ce à quoi nous sommes attachés nous met en colère et nous attriste. Même une chose insignifiante peut nous désoler quand elle se casse ou disparait.

    Non seulement nous perdons les choses que nous aimons, mais nous sommes continuellement confrontés à des gens et à des situations dont nous souhaiterions  qu’ils n’existent pas – au moins pas ici, pas maintenant. Vivre ou travailler, chaque jour avec quelqu’un que nous n’aimons pas crée beaucoup de mécontentement. Même quelque chose que nous ne pouvons pas contrôler comme le temps, nous rend insatisfaits.

    Quand nous regardons autour de nous, il est clair que tout ce qui existe est cause d’insatisfaction. Pourquoi en est-il ainsi ? En fait dans le monde, tout ce qui existe résulte d’une cause. Les changements de la pression atmosphérique, les vents et la température sont des causes de la pluie. Un arbre  a pour cause la graine à partir de laquelle il grandit et la lumière su soleil, la terre et l’eau qui le nourrissent. Notre vie, elle aussi, est le produit de conditions […]

    Le Bouddha a appelé tout cela et toutes les autres choses qui apparaissent à partir de causes des « productions conditionnées ».Il a expliqué que toutes les choses conditionnées ont trois caractéristiques. Premièrement elles sont impermanentes. Avec le temps tout – montagnes et moucherons, maisons et ordinateurs…. se dégrade, change ou meurt. Deuxièmement, en raison de ces changements, tout ce qui est conditionné est insatisfaisant. Comme nous l’avons vu, toute chose changeante peut faire surgir la souffrance. Troisièmement toutes les choses conditionnées sont sans soi et sans âme. Cette dernière caractéristique est la plus difficile à comprendre. […]

      L’impermanence est assez facile à comprendre. Le fait que les choses soient changeantes n’est pas un problème. C’est plutôt notre attachement aux personnes et aux choses qui nous rend malheureux. […]

    En raison de l’impermanence, rien de plaisant, de joyeux, de délicieux ne le demeure. […] Nous devons regarder droit dans les yeux cette insatisfaction créée par le changement et la reconnaître. Pourquoi la cacher et prétendre que tout est rose ?

    Lorsque nous regardons le changement en face, nous pouvons commencer à voir qu’il a aussi un côté positif ; Nous pouvons compter sur le fait que les conditions dans lesquelles nous nous trouvons, changeront aussi. Les choses peuvent aller plus mal. Mais elles peuvent aussi aller mieux. A cause de l’impermanence, nous avons la possibilité d’apprendre, de nous développer, de grandir,, d’enseigner, de nous souvenir et d’effectuer d’autres changements positifs, y compris pratiquer la voie du Bouddha.

     « D’accord ! Nous comprenons l’impermanence et le mécontentement qu’elle cause. Mais que signifie cette absence de soi ou d’âme ? Qu’a-t-elle à voir avec le changement ? ». Le Bouddha a enseigné que les êtres et les objets de ce monde sont sans soi ou sans âme, précisément parce qu’ils sont toujours changeants. Nous ne sommes pas, nous-mêmes ni tout ce qui nous entoure,  des entités statiques, permanentes. Nous ne pouvons pas coller une étiquette « moi » ou « mien » sur quoique ce soit dans l’univers. Tout change trop rapidement.

     Avec notre corps et nos sensations qui changent, nos perceptions, nos pensées, notre conscience, nos habitudes et nos intentions qui changent également, comment pourrions-nous désigner quelque  chose et dire « C’est à moi » ou « C’est moi » ? Même l’idée ou la croyance « Ceci est moi » change immédiatement. […]

     Plus exactement, nous-mêmes et toute chose sommes en transformation, un flux continuel de croissance et de dégénérescence, de constructions et de déconstructions ; Rien de notre monde ou de nous-mêmes n’est séparé et stable. Observez votre esprit pendant une minute et vous verrez ce que je veux dire. Les souvenirs, les émotions, les idées, les sensations  dansent sur l’écran de la conscience si rapidement que nous pouvons à peine les attraper. Par conséquent, il est insensé que l’esprit saisisse et s’attache à n’importe laquelle de ces ombres passagère ou les repousse avec haine. Lorsque notre Vision intérieure est rapide et pénétrante, comme c’est le cas en état de concentration profonde, nous pouvons alors voir les changements clairement – si clairement qu’il ne reste plus de place pour croire à un soi. […]

    Vous voyez combien il est difficile d’accepter cette notion d’absence de soi. Et pourtant, tant que vous conservez l’idée du soi, vous vous sentirez inconfortable, rigide et avide, et les gens trouveront désagréable votre moi égotiste. Vous serez contrarié ou en colère quand quelqu’un ne sera pas d’accord avec vous ou vous fera des reproches sur un sujet, quand les choses vous décevront ou n’iront pas comme vous le voulez, et même quand on vous adressera une critique constructive. […]

    En comprenant vraiment l’absence de soi, vous pouvez vous sentir heureux et détendu où que vous alliez, que vous soyez bien ou mal traité . […]

    Pour le moment nous devons nous contenter d’accepter cette idée intellectuellement. À mesure que se poursuit notre pratique de la Vision intérieure, nous pouvons cependant attendre ardemment le jour où nous percevrons directement l’absence de soi et l’absence d’âme en tous les phénomènes. Quand cela arrive, le mécontentement qui résulte du changement, disparait pour nous à jamais. […]

     Lorsque la Vision intérieure vous fait prendre conscience que le soi que vous avez si vigoureusement protégé est, en fait une illusion – un courant de sensations, d’émotions et d’états physiques, constamment changeants, sans permanence ni identité fixe – il n’y aura plus de « vous » pour s’attacher aux objets impermanents de ce monde.  Et par suite, pas de raison pour vous d’être insatisfait ou malheureux.

 Bhante Henepola Gunaratana – Les huit marches vers le bonheur, Éditions Albin Michel.

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identité

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La vie et la mort


Dans le bouddhisme, nous disons que la vie et la mort sont l’apparition d’une pensée et la disparition de cette pensée. Apparaître et disparaître ; des pensées viennent et vont… Voilà ce que l’on appelle « la vie et la mort ».

Une pensée apparaît, c’est ce que nous appelons «la vie». Une pensée disparaît, c’est ce que nous appelons «la mort». Cela signifie que nous naissons à chaque instant et que notre vie est sans cesse renouvelée.

Malheureusement, entre la vie et la mort, entre deux pensées, nous interposons notre ego. De cette manière, nous percevons à la fois la vie et la mort. Le point de vue de notre ego intervient pour que nous soyons contents de la vie et que nous haïssions la mort. C’est cela qui nous bouleverse.

Ce n’est rien d’autre que le point de vue de notre ego.
…………….

Sekkei Harada – L’Essence du Zen, entretiens sur le Dharma à l’attention des Occidentaux – Editions de l’Eveil
 ….

en soi
……….

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La musique éveille le temps

Petits extraits d’un livre de Daniel Baremboim :

             La musique éveille le temps, Fayard 2008

 …

La musique et ses corrélations au monde, aux relations, à la communication avec les autres…avec soi-même…à l’étude se soi….

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kl

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Quelque chose vibre et de par ce fait peut entrer en résonance

avec autre chose.

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Le son n’est pas autonome. Il n’existe pas en lui-même., mais a une relation permanente, constante et inéluctable au silence.

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ij

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L’expressivité en musique vient de la manière dont les notes

sont liées entre elles (legato).

Cela veut dire que l’on ne peut pas laisser

une note développer son ego naturel,

devenir si importante qu’elle éclipse celle qui précède.

Chaque note doit être consciente d’elle-même

mais aussi de ses limites…

 Lorsqu’on joue cinq notes liées,

 chacune d’elles lutte contre le pouvoir du silence

qui veut lui prendre sa vie

et se situe donc en relation

avec la note précédente et la suivante.

Chaque note ne peut s’affirmer

et vouloir être plus forte que la précédente,

sous peine de nier la nature de la phrase

à laquelle elle appartient.

 ..

kl

La musique et l’indifférence ne peuvent coexister,

la musique exige une attitude constamment passionnée.

 …

ij

..

Il est du devoir de l’être humain de trouver

des vérités nouvelles et urgentes dans une œuvre

s’il doit l’étudier et l’exécuter plusieurs fois.

 ..

La musique perd sa force lorsque l’interprète

 perd sa curiosité et son humilité devant elle.

..

Différence entre puissance et force…

plus le volume est faible plus le besoin d’intensité est fort…

L’intensification et le relâchement de la tension

sont cruciaux pour l’expression musicale.

 ..

La musique serait entièrement dépourvue d’intérêt

sans cette impression d’éléments distincts.

 …

Rien n’est immobile et,

même lorsqu’une phrase est répétée,

le passage du temps la rend différente.

 …

Le flux inéluctable de la musique

signifie mouvement constant :

développement, changement ou transformation.

 ..

kl

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La polyphonie :

l’acceptation de la liberté et de l’individualité de l’autre.

 ..

Même au moment

où toutes les voix sont unies,

lorsqu’elles se retrouvent sur un accord unique,

il faut pouvoir

 entendre toutes les voix différentes.

..

ij

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Le pouvoir de la musique tient

 à sa capacité de parler à l’être humain

sous tous ses aspects :

animal, émotionnel, intellectuel et spirituel.

..

kl

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La musique nous apprend

qu’il n’y a tout simplement

 pas d’éléments indépendants

La musique nous apprend que tout est lié.

Edward Saïd ne voyait pas simplement la musique

comme une combinaison de son,

et comprenait que tout chef d’œuvre musical

était en quelque sorte

une conception du monde.

 ..

ij

 …

Krodha – La colère

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Tumulte

La colère, ici-bas, n’est guère  présentable, convenable, générant moult maux inopportuns, déplaisants, douloureux et regrettables.

La colère amène à sortir de Soi…Explosive projection sur l’extérieur… dirigée vers ce qui est identifié comme étant responsable des frustrations, des déceptions accumulées, acculées…vers quelqu’un, quelque chose voir soi-même.

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Petites ou grandes colère expriment contrariété, insatisfaction… et aussi mécontentement,  irritation, exaspération…et parfois fureur, rage  déclenchée par l’impuissance à se soustraire à une situation indésirable.

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Elle déclenche une mobilisation de l’organisme entier…s’accompagne d’une formidable énergie que de toute évidence on pourrait utiliser autrement.

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L’esprit est concentré sur le problème, sur l’obstacle….multitude, concentré de pensées ciblées, intarissables…empoisonnantes.

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Mur des lamentations…défilé de récriminations…porte ouverte sur les jugements et comparaisons de tous ordres…elle peut naître  de l’envie – raga, de la jalousie, du sentiment de manque, d’injustice, de l’avidité – lobha, de la peur – abhiniveśa …tout est bon à l’alimenter.

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Elle surgit lorsque l’équilibre est rompu dans un aspect de notre vie. Un besoin est insatisfait, un désir n’est pas comblé, une attente est sans réponse, l’Ego – asmitā  se sent menacé.

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La colère conduit au dépit, au rejet – dvea, à la rancune, au mépris,  à l’agressivité, à la haine, à la violence physique et verbale…à la souffrance – dukha.

Et se termine dans la culpabilité, le regret, la tristesse, le désœuvrement …

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Une saine gestion de la colère va de pair avec l’attitude qui consiste à être responsable de sa vie. Lorsqu’au contraire on considère les autres comme moyen d’assurer notre bien-être, on est naturellement porté à les accuser de nos frustrations.

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Cultiver la patience – titikśa …

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Ma colère sert de camouflage à ma tristesse, à mon impatience, à mon impuissance, à mes défaillances…  

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Accepter de ce qui est…prendre ce qui arrive et stopper net cette habitude de tout vouloir transformer, contrôler pour obtenir exactement ce que je cherche.

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Le contentement – satoa , état de satisfaction, mène  à apprécier ce que qui est, sans ressentir le besoin d’avoir davantage. La non-acceptation conduit à la colère, la jalousie, l’avidité, la haine, le désespoir, puis à réagir, ce qui constitue un comportement négatif et complique à loisir toute situation.

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Déposer les « Il faut », « Je dois », les « Pourquoi est-ce que moi je n’y arrive pas ? », pour les remplacer par des « Qu’est-ce que je peux faire maintenant ?  » dynamiques d’action.

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J’accepte ce qui me convient et je rejette ce qui me déplait cependant ce n’est pas mon choix d’accepter ou de refuser, qui détermine l’existence de la chose. Prendre en compte la réalité, réviser son désir sans y renoncer, revoir les modalités pratiques de sa réalisation, réorienter et affiner la démarche constituent quelques issues de secours.

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L’acceptation n’est pas résignation à ce qu’on imagine être une fatalité, elle n’est pas non plus la  soumission au fait accompli. Elle demande du courage, de la confiance – śraddhā pour faire face à toute situation. Elle implique la capacité de voir la réalité, et de ne pas vivre dans l’illusion.

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Elle induit l’initiative vers l’action juste. Elle suppose une certaine clarté mentale, du discernement – viveka. Si tout n’est pas comme je le souhaite il suffit sans doute d’apporter des modifications, de s’armer de confiance.

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Elle suppose un certain détachement- vairāgya  pour les résultats. Quand il n’y a pas d’attachement il n’y a pas de déception. Quand il n’y a pas de déception il n’y a pas d’insatisfaction….

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Et aussi le relâchement – śaithilya des tensions corporelles et psychiques.

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Lâcher prise …laisser s’accomplir… accepter de tout perdre…

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Et puis accueillir… toute situation est bénéfique…est source d’évolution.

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Et encore… une bonne dose de clarté – stava.

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Et surtout…īśvara praidhāna  reconnaître que je ne suis pas le seul maître de mon destin et qu’il existe un pouvoir qui me dépasse.

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…….

….

1995

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raconte-moi


….une histoire…nourrit-là de belles images et de mots qui chantent….qui vibrent…qui entre en résonance avec quelque chose de plus grand…de plus vrai…de plus éternel.

« Vis comme si tu devais mourir demain…

Apprends comme si tu devais vivre toujours. »   

Gandhi

Sources

…de Yoga..!!!

« Si vous ne faites pas face à votre ombre,

elle vous viendra sous la forme de votre destin. »

C. Jung


trait d’union.♥


… celui qui unie…relie…donne du sens et de la clarté…amène à accepter…apprécier…Aimer.  

« Au lieu de se plaindre de l’obscurité,

mieux vaut allumer la lumière ».

Confucius

qui proquo

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« Le but est le chemin lui-même.

Prenez plaisir maintenant. L’éternité est ici. »

Nashti

silence


…des mots…de la musique…de la nature…de la vie intérieure.

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« Ne rends pas tes souffrances plus fortes encore,

ne te charges pas de plaintes,

légère est la douleur si l’imagination ne la grossit. »

Sénèque

naissance

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Il pleut…temps gris d’été…

La nature profite, se vivifie

Vert reluisant, les feuilles s’égouttent

La terre se nourrit de cette eau

Qui apporte la vie

Naissance et renaissance

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«L’homme ne progresse pas de l’erreur vers la vérité,

 mais de vérités en vérités,

d’une vérité moindre à une vérité plus grande.»

Swami Vivekananda

quoi de neuf?


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« Notre plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber,

mais de nous relever à chaque fois. »

Confucius

message

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«Tous les êtres vivants entrent dans la vie ici-bas avec le souffle

et la quittent avec le souffle »

Chandoggya-upaniṣad 1.1.5.

j’arrive


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A partir du moment où l’on s’est engagé définitivement,
la providence entre alors en scène.

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« Je ne sais qu’une chose: que je ne sais rien » 

Socrate

identité

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   Le changement nous mécontente généralement. Quoique nous fassions le changement nous sépare de ce que nous aimons et nous offre ce que nous haïssons.

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« Quand on a rien à perdre, on devient courageux.

Nous sommes timides

quand on s’accroche encore à quelque chose. »

Carlos Castaneda

Hommage 


..À Toi…à tout ce qui existe sur terre et ailleurs…

Et puis…

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« Écoute ton cœur.

Il connaît toute chose parce qu’il vient de l’Âme du Monde

et qu’un jour, il y retournera »  

Paulo Coelho

feed-back

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« La souffrance affecte moins nos sens que l’imagination. »

Quintilie

et-moi


…il faut que JE M’entende, que l’on ME distingue, JE dois ME différencier, ME séparer….est-il pensable que je puisse me fondre, disparaître derrière un autre…JE risque de ME perdre…

« Vivre dans la revendication constante de son bonheur, revient à être victime de ses attentes… Accueillir toute situation comme occasion de se transformer, c’est grandir véritablement » 

Yvan Amar

Euréka !

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« Un esprit joyeux évite

et guérit toutes les souffrances mentales et physiques. »

Swâmi Râmdâs

écoute


…Écouter, c’est autoriser l’entrée en scène de ce qui advient, sans faire barrage, sans vouloir par avance contrôler, sans chercher à fuir ce qui est…

..L’écoute fait de l’observation une méditation vivante, elle permet qu’affleure en permanence le puruṡa qui est en toile de fond de toute expérience.

« Combien de fois abandonnons-nous notre chemin, attirés par

l’éclat trompeur du chemin d’à côté. »

Paulo Coelho

En-vie

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N’importe qui peut sympathiser avec les souffrances d’un ami.

 Sympathiser avec ses succès exige une nature très délicate.

Oscar Wilde

dialectique


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« A l’endroit où je suis assis aujourd’hui,

D’autres sont venus jadis s’asseoir.

Dans mille ans, d’autres encore viendront.

Qui est celui qui chante et qui est celui qui écoute ? »

Nguyen Cong Tru

Déclaration

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 Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède 

St Augustin

désidérata

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   En acceptant une situation nous sommes complètement libres. Accepter se manifeste dans notre être. En acceptant une situation, nous acceptons la situation dans notre totalité. Accepter ne relève pas de la pensée, je dirais que c’est au-delà de la pensée, parce que la pensée ne peut jamais accepter.

Lire la suite ICI

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« Le tourment des hommes ne vient pas des choses,

mais des idées qu’ils ont des choses »

Épictète

Choeur

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La maturité n’est pas une question d’âge :

elle vient avec la compréhension.

Jiddu Krishnamurti

authentique


L’amour est patient,

 L’amour rend service et n’envie personne.

L’amour ne s’irrite pas et n’entretient pas de rancune,

il ne tient pas compte du mal.

L’amour ne se réjouit pas de l’injustice,

mais il trouve sa joie dans la vérité.

L’amour excuse tout, croit tout, espère tout.

L’amour est éternel.

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Saint Paul (1 Cor 13, 4-8)

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